« Le plus inquié­tant à mon sens c’est les condi­tions anxio­gènes dans les­quelles vont devoir évo­luer les enfants. Ne pas se tou­cher, ne pas inter­agir…
Quid de l’en­fant de mater­nelle qui, trop content de revoir son copain ou sa maî­tresse vou­dra lui faire un câlin ? Quid de l’en­fant qui, inquiet de cette situa­tion aura un cha­grin et pleu­re­ra ? Croyez vous que nous pour­rons les repous­ser ? Et si jamais l’un d’entre eux tombe malade mal­gré tout, qui sera res­pon­sable ? J’en ai les larmes aux yeux.

Le 11 mai je repren­drai le che­min de l’é­cole mais mes filles res­te­ront à la mai­son. »

Par B. Ensei­gnante en mater­nelle – Région Nor­man­die